Les Maîtres Sonneurs, ou comment conserver ce qui nous échappe

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Pour mon cours de littérature française moderne, j’ai dû lire ce livre. Je l’ai commencé il y a plusieurs semaines et je ne l’ai terminé que ce soir. Pour vous décrire ce livre, je pourrais n’utiliser qu’un seul mot : long.

Ce roman de George Sand fait partie de sa série des romans champêtres et il raconte l’histoire de trois personnages principaux : Tiennet, Joseph et Brulette. Ils sont tous en âge de se marier et de commencer à bâtir leur vie. L’histoire est surtout centrée sur le personnage de Joseph, la figure typique de l’artiste. Il est grincheux et il n’en fait qu’à sa tête. Il aspire à devenir Maître sonneur et ce, peu importe le prix. Le chemin sera parsemé d’embûches autant pour lui que pour ses amis qui tenteront de le supporter malgré tout.

Les Maîtres Sonneurs est un livre qui m’a paru tellement long. J’avais terriblement hâte de découvrir cette auteure et il me semble que j’aurais peut-être dû commencer par un autre de ses romans. Mais bon, puisque j’ai dû lire ce livre pour les cours, ce n’est pas tellement ma faute.

« – Regardez-le donc bien, Thérence, lui dis-je en un moment où elle en paraissent toute angoissée; car votre père l’a dit: Quand on se quitte pour un jour, c’est peut-être pour la vie.
– Oui, répondit-elle; mais aussi quand on croit se quitter pour toute la vie, il peut se faire que ça ne soit que pour un jour. »

Il est vrai que je ne saurais vous dire exactement ce qui m’a déplu de ce roman. Je n’ai pas envie de vous dire que c’est son entièreté qui m’a déplu, même s’il semble que ce soit le cas. L’écriture est campagnarde et je n’en ai jamais été fan. Je ne me suis pas attachée aux personnages. Je n’ai pas été capable de m’émerger dans le décor et dans l’ambiance de ces endroits. Pour être honnête, j’ai commencé à sourire durant ma lecture lorsque je savais que j’approchais de la fin.

J’ai bien conscience d’être un peu méchante envers ce roman, mais ce n’est pas tellement mon but. Je peux reconnaître un grand auteur quand j’en croise un et George Sand en fait partie. Elle a su écrire ce roman champêtre pour garder le peu de tradition et d’oralité qui commençait à disparaître dans la France des années 1850. Si on voit les choses sous ce point de vue, je crois qu’on peut être plus généreux envers les points qui nous dérangent.

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★★☆☆☆

Né du drame de 48, Les Maîtres Sonneurs est celui des romans champêtres qui évoque avec le plus d’ampleur les trésors des sociétés rurales, leurs croyances occultes, leurs rites d’initiation, leurs traditions secrètes. Deux pays, deux cultures : le Berry et le Bourbonnais, le chêne et l’épi, la plaine et la forêt. Ici la sagesse des paysans de la Vallée Noire, là, chez les « bûcheux » et les muletiers de Combrailles, le don de l’imaginaire et le risque du rêve. Roman de l’une de ces corporations itinérantes, celle des joueurs de cornemuse, jadis constituées en associations quasi maçonniques, Les Maîtres Sonneurs disent aussi l’histoire d’un pauvre enfant du plat pays, Joset « l’ébervigé », l’Idiot dont la musique des sonneurs de la forêt fera un Elu, l’incarnation même du génie populaire.

SAND, George, Les Maîtres Sonneurs, 1853, 530 p.

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4 réflexions sur “Les Maîtres Sonneurs, ou comment conserver ce qui nous échappe

  1. Beaucoup n’aime pas George Sand et son style particulier, j’ai acheté Pauline que je vais lire bientôt, je n’en ai jamais lu de roman de sa part mais il faut vraiment que je me fasse une opinion sur cette autrice.

    Aimé par 1 personne

    • C’est vrai qu’il est particulier, mais je pense qu’il vaut le détour. J’ai La mare au Diable et la Petite Fadette dans ma PAL. Dommage que je n’aie pas Pauline, on aurait pu faire une LC !

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  2. Je comprends tellement ce que tu dis de l’écriture de Sand. J’ai lu Indiana quand j’étais en L2 et je m’étais tellement ennuyée… Je n’avais pas du tout accroché aux personnages et c’était long… On devait étudier les destins de femme avec La Lettre écarlate de Hawthorne et Effie Briest de Theodore Fontane. Effie Briest est devenue l’un de mes livres préférés tant j’ai été touchée par ce roman (et c’est aussi une des premières fois où j’ai littéralement et vraiment pleuré à la lecture d’un roman). Mais pour Georges Sand c’était un véritable ennui … Je ne sais pas si je vais retenter l’expérience !

    Aimé par 1 personne

    • Beaucoup de gens dans mon cours partageaient notre opinion aussi… Je pense que c’est fait pour être long, que c’est le genre qu’elle désire, mais bon, ça ne me plaît pas à tout le monde hein!! Je note pour Effie Briest, tu as piqué ma curiosité, merci beaucoup !!

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