Un roman à saveur de vengeance (Partie 1)

 

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Premier livre terminé de 2017 ! Je dois dire que je suis bien fière de commencer l’année 2017 en ayant lu la première partie de ce classique. Certes, j’ai bien cru ne jamais y voir la fin et j’ai étendu ma lecture sur plus de trois semaines, mais je l’ai bel et bien terminé ! Et, je vous demande, comment mieux commencer l’année qu’avec un livre aussi marquant que celui-ci ?

Ce premier volume m’a fait vivre une panoplie d’émotions. Dès les premières pages, j’ai ressenti un grand engouement : j’ai succombé sous le charme d’Emond Dantès et je me suis prise d’admiration, mais aussi de pitié pour sa triste histoire. Le 24 février 1815, le jeune Edmond, à peine âgé de 19 ans, se voit envoyer en prison, au château d’If, le jour de ses fiançailles avec la belle et désirée Mercédès, pour avoir été dénoncé comme étant un agent bonapartiste, ce qui est bien évidemment faux, par ses compagnons jaloux. Il y passera 14 années où il fera la rencontre d’un homme exceptionnel : l’Abbé Faria. Lorsqu’Edmond s’évade du château d’If, il s’enrichit grâce à un trésor et commence sa nouvelle vie où il compte bien se venger auprès des gens qui lui ont causé des torts, mais aussi prendre soin des rares personnes qui lui sont restés fidèles.  Passé son évasion, je dois admettre que le roman m’a un peu ennuyée. Edmond, que j’adorais, avait laissé sa place au comte de Monte-Cristo et j’ai eu du  mal à m’y faire, quoique ce dernier soit un personnage tout à fait intéressant et grandiose.

Mon passage préféré de ce premier volume est certainement lorsqu’Edmond, en prison, fait la rencontre de l’Abbé Faria. C’est là où le protagoniste se fera instruire et où son espoir de vengeance naitra. Ces moments sont si beaux, si touchants. Nous sommes face à deux hommes injustement détruits par la vie qui arrivent à trouver un rayon de lumière dans la noirceur qu’est devenue leur vie et on ne peut que les aimer et s’attacher fortement à eux. Ces instants d’instruction sont intensifs dans cette partie du roman, mais Alexandre Dumas ne cesse de chercher à instruire son lecteur tout au long du livre et ça, ça m’a plu ! De la culture, demandez-en et vous serrez servis !

À mes yeux, le charme du Comte de Monte-Cristo réside dans le principe que le lecteur découvre les manigances du comte en même temps que les personnages. Forcément, cela crée parfois des incertitudes, car on ne sait pas toujours où Alexandre Dumas souhaite nous mener, mais lorsque le tout s’éclaire, on se retrouve époustoufler devant la justesse et la précision des actions du comte. Il est intelligent, instruit, cultivé et prêt à tout pour rétablir l’ordre. Néanmoins, ces incertitudes ont eu un fort impact sur ma lecture. Pour arriver à clairement établir son idée, Dumas est obligé de nous importuner avec des histoires externes qui n’ont aucun lien direct avec l’histoire du comte. Enfin, c’est ce qu’on pense, mais tout prend tranquillement son sens et on comprend par la suite pourquoi l’auteur nous a coltiné pendant des pages et des pages d’histoires superflues. Le après est génial, lorsqu’on est capable de faire les liens, mais le pendant est un peu lourd par moment. Toutefois, j’ai appris que Le Comte de Monte-Cristo était publié hebdomadairement dans un journal et que les histoires externes servaient à distraire le lecteur avant de replonger dans l’histoire du comte. Quand on sait ça, je pense qu’on voit le tout un peu différemment.

Un élément à ne pas négliger est bien entendu la plume d’Alexandre Dumas. Quelle beauté ! J’ai pris plaisir à tourner les pages et je ne voyais pas les mots défilés tellement j’étais charmée devant le style d’écriture de l’auteur. Ce n’est toutefois pas un langage des plus familiers et faciles, mais dès qu’on s’y met, on embarque sans problème et la compréhension n’est pas difficile.

Avant de vous quitter, je pensais qu’il pouvait être intéressant de vous partager que Le Comte de Monte-Cristo est tiré d’une histoire vraie, celle de Pierre Picaud, un cordonnier victime de la jalousie de ses compagnons comme l’a été Edmond Dantès. Maintenant, ma seule préoccupation est de savoir comment le comte de Monte-Cristo arrivera à se venger des hommes qui lui ont volé son innocence et si, oui ou non, il sortira vainqueur de toute cette histoire.

« – […] L’absence disjoint tout aussi bien que la mort ; et supposez qu’il y ait entre Edmond et Mercédès les murailles d’une prison, ils seront séparés ni plus ni moins que s’il y avait là pierre d’une tombe.
– Oui, mais on sort de prison, dit Caderousse, qui avec les restes de son intelligence se cramponnait à la conversation, et quand on est sorti de prison et qu’on s’appelle Edmond Dantès, on se venge. »

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COUP DE COEUR ♥

1815. Louis XVIII rétabli sur le trône se heurte à une opposition dont l’Empereur relégué à l’île d’Elbe, songe déjà à profiter. Dans Marseille livrée à la discorde civile, le moment est propice aux règlements de compte. C’est ainsi que le marin Edmond Dantès, à la veille de son mariage, se retrouve, sans savoir pourquoi, arrêté et conduit au château d’If…
Paru en 1844-1846, Le Comte de Monte-Cristo est une des oeuvres le plus populaires de la littérature mondiale. L’abbé Faria, l’évasion inouïe, le trésor grâce auquel les bons seront récompensées et les traîtres punis : le destin d’Edmond Dantès possède la simplicité et la force des grands mythes.
Conteur éblouissant, Dumas nous entraine du cabinet du roi à la Méditerranée des contrebandiers, des îles toscanes aux catacombes de Rome, puis dans les salons parisiens où le mystérieux comte de Monte-Cristo se dispose à accomplir sa vengeance… 

DUMAS, Alexandre, Le Comte de Monte-Cristo I, Les Classiques de Poche, 1995, 796 p.

 

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