La loi du coeur • Amy Harmon

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« Malgré elle. Malgré lui. 
Une seule loi: la passion.

Il a été retrouvé dans un panier de linge sale au Lavomatic, emmailloté dans une serviette. Au journal de vingt heures, ce nourrisson âgée de quelques heures à peine et déjà à l’article de la mort, abandonné par une mère accro au crack, a été baptisé Bébé Moïse.
Les gens adorent les bébés, même les « bébés crack ». Mais les bébés grandissent, ils deviennent des enfants, puis des adolescents. Et personne ne veut d’un ado amoché par la vie.
Moïse était amoché. Mais il était aussi étrange, et tellement beau. Il allait changer ma vie, plus que je n’aurais jamais pu l’imaginer. J’aurais peut-être dû écouter les conseils de ma mère et rester à l’écart. Moïse lui-même m’avait prévenue… »

La loi du coeur, écrit par Amy Harmon
publié aux Éditions Robert Laffont en 2016.

424 pages

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Amy Harmon est une auteure que je connaissais bien de nom, mais je n’avais jamais lu aucun de ses livres. Même pas le fameux « Nos faces cachées ». Pas que l’envie n’y était pas, c’est plutôt dû au fait que je n’achète que très peu de romans grand format. Quand je l’ai vu à la bibliothèque, j’ai évidemment sauté dessus. J’allais enfin pouvoir me créer mon propre avis sur cet auteur.

La loi du coeur raconte l’histoire d’amour de Georgie et de Moïse. Georgie est une jeune fille calme, rangée, qui adore les chevaux, alors que Moïse est un garçon perturbé qui souffre d’un trouble mental. Ils se tiennent chacun à l’opposé l’un de l’autre. Pourtant, dès que Georgie pose les yeux sur Moïse, elle se retrouve complètement obsédée par ce curieux personnage et elle est prête à tout pour se faire aimer de lui. Même à y laisser sa peau…

Quand je me suis rendue compte à quel point l’histoire était clichée, à quel point c’était du déjà-vu, j’ai soupiré lourdement. Dès lors, je lisais un peu à reculons. Ce qui m’a le plus dérangée, c’est qu’à chaque fois que Georgie était dans le pétrin, Moïse était toujours au bon endroit au bon moment. À mes yeux, c’était beaucoup trop facile. Ça ne me plaisait pas trop.

Comme Georgie ne pense qu’à Moïse dès les premières pages, leur histoire commence rapidement et après 100 pages, je me demandais bien où l’auteur allait nous amener. J’appréhendais beaucoup et j’avais beau lire à tous les jours, j’avais l’impression de ne pas avancer et de tourner en rond.

L’histoire étant séparée en deux volets, soit « Avant » et « Après », c’est vraiment dans cette seconde partie que j’y ai trouvé mon compte. Du coup, si jamais vous êtes victime du même problème que moi, je vous prie de continuer à lire jusqu’à la fin, car cette deuxième moitié du livre vaut tous les petits défauts de la première partie.

« – Je suis très banale comme fille, Moïse. Je l’sais bien. Et je le serai toujours. Je sais pas peindre. Je sais pas qui est Vermeer, ni Manet non plus. Mais si tu crois que les choses banales peuvent être belles, ça m’redonne un peu d’espoir. Peut-être qu’un jour c’est à moi que tu penseras quand t’auras besoin d’échapper aux trucs qui te font mal dans ta tête. »

Je vous parle de ce que je n’ai pas aimé, mais qu’en est-il de ce que j’ai aimé ? Tout d’abord, les personnages; je crois que je les ai aimés plus que je ne le pense. Et à bien y réfléchir, j’ai envie de vous dire qu’ils me manquent. Surtout Moïse. Il a tellement eu une vie difficile qu’on ne peut que s’attacher à lui et lui souhaiter du bonheur. Même s’il agit comme un idiot bien (trop) souvent avec Georgie, on l’aime…

Pour les amateurs d’animaux, ce livre est génial, car les chevaux ont une très grande place dans cette histoire. Bien souvent, Moïse s’inspire d’eux pour arriver à charmer Georgie. Et l’affection qu’éprouve Georgie pour ces grandes bêtes est touchant; rien ne compte plus pour elle que le bien-être de ses chevaux.

Malgré un début assez cliché, je ressors de cette lecture marquée et chamboulée. J’avais bien peur de ne pas aimer et au final, ça été tout le contraire. Je suis consciente que je ne dévoile pas grand-chose au sujet des personnages et de l’histoire en général, mais je crois que ça fait du bien, parfois, de se plonger dans un livre sans savoir ce qui nous attend. J’espère que vous arrivez à trouver des livres comme celui-ci de temps en temps, qui ouvre le coeur et l’esprit, parce qu’on en ressort différent. Et c’est un beau cadeau.

À bientôt, Amy Harmon.

Étoiles (4)

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