La lumière du monde • Christian Bobin

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« J’ai devant les yeux une pièce de velours noir et par moments elle se déchire, et derrière ce velours noir il y a de l’or pur. »

Je me suis lancée dans cette lecture comme on entre dans un rêve : tout doucement puis j’ai foncé sans regarder derrière moi. Christian Bobin me fascine depuis quelques temps déjà. À chaque fois que je lisais un extrait de ses romans, je me disais qu’il faudrait bien que je finisse par lire un de ses livres en entier. À mon dernier passage en librairie, ce livre m’est apparu comme une petite illumination: j’allais enfin pouvoir découvrir cet auteur.

La lumière du monde n’est pas un roman en tant que tel, puisqu’il s’agit d’extraits d’une discussion entre Christian Bobin et Lydie Dattas. Dans ce livre, Christian Bobin donne son opinion sur plusieurs sujets comme la croyance, l’écriture, certains auteurs, etc.

Pour être franche, les sujets ne sont pas tous forcément intéressants. Parfois, ça ne m’intéressait pas trop. Mais la façon qu’a Bobin d’approcher les choses, de les vulgariser, on se retrouve finalement très intéressé par ce qu’il a à dire.

Je pense que j’ai bien fait de découvrir cet auteur avec ce livre-là parce qu’après l’avoir refermé, j’en voulais plus: je n’étais pas rassasiée. Il s’exprime si bien, il semble si attachant qu’on a pas envie de refermer le livre.

Bref, je ne peux pas en dire davantage sur ce petit livre, à part qu’il est très poétique et inspirant. C’est un livre qui ne nous marque pas forcément, mais il est impossible d’oublier la plume de Christian Bobin. Pour lui rendre justice, j’ai envie de vous partager certaines de mes citations préférés découvertes dans La lumière du monde:

« […] J’ai parfois l’impression d’être totalement incapable d’aimer, et, en même temps, d’aimer plus que personne. »

« Le paradoxe, c’est qu’on peut trouver de la lumière dans le noir de l’encre. C’est comme de la nuit sur la page, et c’est pourtant là-dedans qu’on voit clair. »

« Peut-être que le paradis, ce serait d’être tout entier présent, sachant qu’on ne va pas vous tuer, d’avoir le coeur ouvert comme un ciel et que personne ne va y mettre le feu. Le paradis, c’est peut-être d’être sans défense sans se sentir menacé. »

« Peut-être que chacun de nous est comme une maison avec beaucoup de fenêtres. On peut appeler de l’extérieur et une fenêtre ou deux vont s’éclairer mais pas toutes. Et parfois, exceptionnellement, on va frapper partout et ça va s’éclairer partout, mais ça, c’est extrêmement rare. Quand la vérité éclaire partout, c’est l’amour. »

★★★☆☆

La lumière du monde, Christian Bobin, publié aux Éditions Gallimard en 2001, 164 pages

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