Le fabuleux destin d’une vache qui ne voulait pas finir en steak haché • David Safier

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Pourquoi ai-je eu envie de lire ce livre ? Je pense qu’une mise en contexte est appropriée. Pour ceux qui me connaissent, vous vous doutez bien que juste avec le mot « vache » dans le titre, je me devais de lire ce livre. Pour les autres, en fait, en novembre 2015, j’ai vu, pour la première fois, un petit veau venir au monde. Dès lors, je sentais que j’avais des devoirs envers ce petit être et plus le temps passait, plus je m’y attachais. Cette vache (ou plutôt tore pour l’instant), c’est Belle, ma Belle. C’est pourquoi j’ai acheté ce livre, car je m’intéresse beaucoup à tout ce qui touche les vaches et, surtout, leur bien-être.

« Lolle, qui n’est plus un beau depuis un moment mais encore trop jeune pour être une peau de vache, surprend Champion, taureau de son coeur, en pleine saillie avec cette garce de Susi. Son coeur et ses trois estomacs en sont retournés. Et tout va naturellement de mal en pis, puisque le fermier a décidé de vendre le troupeau à l’abattoir pour en faire du steak. Lolle a un coeur tendre, mais elle n’a pas vraiment envie de vérifier qu’il en est de même de sa bavette.
Elle décide donc, avec ses joyeux comparses, de s’échapper vers l’Inde, où les vaches, parait-il, sont sacrées… »

Le fabuleux destin d’une vache qui ne voulait pas finir en steak haché, c’est une histoire d’amitié, de courage, de confiance. Effrayées à l’idée de devoir se rendre à l’abattoir, quelques vaches décident de quitter le troupeau et de se diriger vers l’Inde. Bien sûr, elles ne sont pas équipées pour l’aventure et elles ne savent même pas comment se rendre dans cet autre pays. Cependant, elles rencontrent un chat, Giacomo, qui les aidera dans leur périple.

Dès le début, ce livre nous fait rire. David Safier arrive à si bien personnifier les vaches que même si on est conscient que, dans la vraie vie, ce n’est pas comme ça, on embarque quand même. Les vaches ont chacune leur personnalité et j’ai adoré les voir évoluer. Même Susi, la garce que personne ne peut sentir. À mes yeux, le plus cocasse est vraiment le chat. Il est espagnol, alors il a un accent et c’est trop drôle parce qu’au début, les vaches ne comprennent rien et à la fin, elles l’imitent. Pour moi, Giacomo est un personnage coup de coeur.

L’intrigue du roman est intéressante, car on finit réellement par se demander si elles vont réussir à atteindre l’Inde au final… Tout semble leur barrer la route et elles commencent même à perdre espoir et à se disputer. Toutefois, l’esprit d’équipe et d’entraide reprend rapidement le dessus. À la base, l’idée de vouloir se rendre en Inde est complètement absurde, je veux dire, ce sont de grosses bêtes, comment peuvent-elles traverser un océan ? Je dois dire que David Safier a bien travaillé pour rendre le tout très crédible. À plusieurs reprises, je me disais « Mais non, c’est impossible, ça ne marche pas » et pourtant, ça fonctionne, elles réussissent.

« C’était donc cela, le bonheur.
Être vivant.
C’était aussi simple que ça. »

Quand je repense à ma lecture, ce qui m’a vraiment plu, c’est ce côté critique que Safier a réussi à intégrer. Le fait que les vaches sont exploitées, privées de leur liberté et utilisées pour faire du profit. Puisque la cause des animaux me tient énormément à coeur, je me sentais interpellée et je me disais que oui, les vaches sont sûrement tristes d’être traitées de la sorte. Je ne croyais pas que l’auteur allait traiter de ce sujet, mais j’ai été agréablement surprise.

« Quand j’étais petite, je croyais que les lanternes de la ferme contenaient des vers luisants que le fermier y gardait prisonniers. Un jour, j’avais voulu les délivrer et je m’étais brûlé le mufle en essayant de briser la vitre. Depuis, j’avais appris qu’il n’y avait pas de vers luisants dans les lanternes, mais que les humains y enfermaient la lumière du soleil par quelque moyen magique. Eh oui ! Même la lumière du soleil, ils ne pouvaient pas la laisser en liberté. »

Bref, vous l’aurez compris, je ne retire rien de négatif de ma lecture. Ce n’est pas un coup de coeur, car ce n’est pas un livre qui m’a fait ouvrir les yeux, qui m’a ému ou choquée. Ça demeure toutefois une bonne lecture qui se lit rapidement et avec laquelle vous passerez assurément un bon moment.

★★★★☆

Le fabuleux destin d’une vache qui ne voulait pas finir en steak haché, David Safier, publié aux éditions Presse de la cité en 2014, 377 pages

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